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Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le marché immobilier à Paris n'est pas un modèle de marché stable à l'échelle de la décennie. La page suivante vous propose une vision toute en chiffres et en graphiques de l'évolution du marché à Paris sur les 20 dernières années. Bulle ou pas bulle : à vous de tirer votre propre conclusion !
Le volumes de transactions à Paris est en moyenne dans une fourchette de 35 à 40 000 ventes de logements anciens par an. En bas de cycle (1991-1996), les volumes s'établissaient à environ 30 000 ventes alors qu'en haut de cycle (1997-2004), ils se sont redressés à 40 000 ventes par an.

La géographie des prix à Paris a également évolué au fil du temps. Le centre et l'est de Paris ont connu une poussée sensible de leurs prix depuis 15 ans tandis que l'ouest, tout en restant cher, s'est moins valorisé. Cela est particulièrement vrai pour les 8ème et 16ème arrondissements : malgré leurs beaux immeubles, ils attirent proportionnellement moins qu'il y a 15 ans où leurs prix dépassaient les 6ème et 7ème arrondissements.




Illustration du tunnel de Friggit, montrant que les prix de l'immobilier évoluent dans un canal de +/- 10% par rapport au revenu des ménages sur le long terme (Source : foncier.org)
La hausse des 6 dernières années a entraîné une baisse significative de la solvabilité des ménages en tenant compte pourtant de la baisse des taux d'intérêt. Elle reste toutefois de 20 % supérieure à celle des années de crise 1991-1992.



Les sites à votre disposition pour en savoir plus sur le niveau historique du prix des logements à Paris :
Une page personnelle très instructive qui explique la formation de la bulle immobilière de 1991.
Un rapport rédigé par Didier Cornuel s'attachant à expliquer ce qui permet de reconnaître une bulle immobilière.
L'un des sites les plus complets sur l'analyse des prix de l'immobilier, proposant graphiques et commentaires pour tout savoir sur les paramètres qui font le marché.
Une étude stratégique de BNP Paribas cherchant à savoir quel niveau de risque pèse sur les prix de l'immobilier en cas de hausse des taux.